C’est la p’tite bête qui monte, qui monte

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J’ai respiré, j’ai sué, j’ai médité, j’ai marché dans le grand air, j’ai même appelé ma mère. Rien à faire, je la vois qui grandit. J’ai fermé à clé, j’ai allumé la télé, j’ai décidé de m’amuser, comment il a réussi à s’incruster ? J’ai acheté un chat, croqué du Milka, même sifflé un coca, il est revenu s’en prendre à moi.

Le bourdon, le cafard qui grouille. Peut-être que si j’avais des enfants, ils me le cacheraient. Est-ce que si j’avais un homme fort à côté de moi, il me défendrait ?

J’ai passé l’aspi, regardé Sauvez Willy, dégusté un kiwi, y a le parasite qui fait guili-guili. Donnez-moi du travail, vite que je le tienne éloigné, à la chaîne, derrière un masque, je renonce aux RTT pourvu que j’arrête de cogiter !

J’ai essayé le lait chaud au miel, décoré le sapin de Noël, acheté le dernier Elle, je distingue encore ses oreilles. La ptite bête qui monte, qui monte, qui monte…

Dis, Père Noël, tu veux bien venir m’aider ? Cette fois, viens avec ton traineau vide, il va te falloir de la place. Allez viens chercher mon fardeau. J’ai emballé tous mes bobos, ficelé mon cœur gros. Viens vite me les prendre. S’il te plaît, emporte-la loin au pôle nord ma trouille, va les désintégrer sous les aurores boréales mes doutes. J’te refile même mon désarroi, j’annule ma liste de cadeaux, j’attends rien de toi.

Dis, papa, t’es là ? Je t’entends pas. T’es confiné ? A moi de me débrouiller ?

J’me fais une tartine de beurre…salé comme mes larmes. Allez, j’les laisse couler, c’est le moment de lâcher. Bon, j’le reconnais, parfois c’est super nul de vivre seule. Eh Manu, tu m’entends ? Tu veux bien m’envoyer des mouchoirs, un doudou et des pullas (brioches finlandaises à la cannelle) ? Y répond pas. Y a plus qu’à…ouvrir les vannes pour voir. Après tout, il s’arrête pas de pleuvoir, c’est peut-être pour me montrer l’exemple.

Tu vas pas être engloutie par le parquet Audrey, ça se saurait ! Écoute les gouttes perler sur le velux de ton âme, c’est comme un film de Cédric Kahn.

Il pleurait fort sur la grand route.

Elle s’approcha tout près de lui.

Ça va pas fort, Monsieur, sans doute ?

Dans un sanglot, il lui dit “oui”.

Courant alors à sa rescousse, elle lui propose un peu d’abri

En séchant l’eau de sa frimousse

D’un air très doux, elle a rougi.

Un câlin d’une lady pour un sourire de lui

C’était quelque chose qui s’arrange.

J’ose pleurer, je change, merci.

 

Merci de m’avoir lue ! Et si toi aussi, tu as envie d’oser t’exprimer avec douceur et vérité, je te propose de te faire la courte échelle pour organiser tes idées, identifier tes sentiments pour délivrer un message authentique et respectueux à ton destinataire et te sentir responsable de ta vie. Rendez-vous ici !

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